Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale

La Reif a été créée en mai 2003. Elle défend les valeurs et les intérêts de la sécurité sociale française auprès des instances européennes et assure l’information européenne de ses membres.

Lettre d’information

Dernières actualités

Présentation du paquet sur la cybersécurité
28.01.2026

Présentation du paquet sur la cybersécurité

Le 20 janvier, la Commission européenne a présenté un paquet de mesures en matière de cybersécurité visant à renforcer la résilience, les capacités et la souveraineté de l’UE. Ce paquet comprend une proposition de règlement révisant le règlement 2018/881 sur la cybersécurité de 2019 ainsi qu’une proposition de directive  visant à simplifier la directive 2022/2555 (NIS2), et complétant la mise en place d’un point d'entrée unique pour la notification des incidents proposé dans le paquet omnibus numérique. Parmi les principales mesures, la proposition de règlement prévoit la possibilité d’imposer des restrictions à certains fournisseurs et équipementiers extra-européens qui seraient « à haut risque » pour la chaîne d’approvisionnement des technologies de l’information et de la communication (TIC). En effet, dans le contexte géopolitique actuel, la sécurité des chaînes d’approvisionnement ne se limite plus à la seule dimension technique des produits et des services, mais englobe également les risques liés aux fournisseurs, notamment les dépendances et les ingérences étrangères. Ces restrictions porteraient ainsi par exemple sur l’exclusion des travaux de normalisation européens, des fonctions de certification et d’évaluation de la conformité, des activités d'attestation autorisées, de la participation aux marchés publics ou encore à certains programmes financés par l’UE. En outre, le projet de règlement propose de réviser le cadre de certification de cybersécurité européen, en élargissant son champ d’application, qui porterait désormais sur toute la chaîne des TIC, ainsi qu'en clarifiant et en simplifiant l’élaboration et la mise en œuvre des schémas de certification. À ce jour, un seul schéma de certification de l’UE a été adopté : le schéma européen de cybersécurité fondé sur les critères communs (EU Common Criteria - EUCC), dédié à la certification des produits TIC. Les autres schémas, tels que ceux relatifs aux services de cloud ou au portefeuilles d’identité numérique, sont encore en cours d’élaboration. Enfin, il s’agit aussi de renforcer les compétences de l’Agence européenne pour la cybersécurité (ENISA) afin de soutenir les entités et organisations concernées, ainsi que les États membres, dans le domaine de ce domaine. S’agissant de la proposition de directive, les modifications ciblées apportées à la directive NIS2 concernent notamment la clarification du champ d’application et des définitions, la rationalisation de la collecte de données sur les attaques par rançongiciel, ou encore la facilitation de la supervision des entités transfrontalières au moyen du rôle de coordination renforcé de l'ENISA. La Commission serait également chargée d’adopter des lignes directrices sur l’application des exigences en matière de sécurité de la chaîne d'approvisionnement que les entités relevant du champ d'application de la directive NIS2 transmettent à leurs fournisseurs. Pour en savoir plus : https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/news/commission-strengthens-eu-cybersecurity-resilience-and-capabilities...
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Adoption de la position du Parlement européen sur les médicaments critiques
28.01.2026

Adoption de la position du Parlement européen sur les médicaments critiques

Lors de leur première plénière 2026, les eurodéputés ont adopté à une très large majorité le rapport de Tomislav Sokol (PPE/HR) sur la proposition de règlement sur les médicaments critiques, ouvrant la porte aux négociations sur avec le Conseil. Présenté par la Commission en mars dernier, le texte vise à soutenir la disponibilité, la production et l’approvisionnement (européen) pour les médicaments critiques ou d’intérêt commun. Établie et mise à jour sous l’égide de l’Agence européenne du médicament, la liste des médicaments critiques contient à l’heure actuelle 276 substances actives. Le rapport soutient les propositions de l’exécutif visant à renforcer les investissements dans les capacités de production européennes, assorties de conditionnalités pour l’approvisionnement du marché. La position du Parlement entend aussi renforcer l’ambition initiale du texte. Ainsi, ses amendements visent à mieux coordonner les stocks nationaux et octroient en dernier recours la possibilité pour la Commission d’en assurer la redistribution vers un ou plusieurs États membres en situation de rupture. Les eurodéputés proposent également de faciliter la passation de marchés conjoints en abaissant de 9 (proposition de la Commission) à 5 le nombre minimum d’États membres participants. Pour en savoir plus : https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20260116IPR32437/medicaments-critiques-renforcer-la-competitivite-et-lutter-contre-les-penuries...
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Les positions de la Reif

Position Reif sur la Paquet mobilité juste
02.02.2026

Position Reif sur la Paquet mobilité juste

La Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) se félicite que la Commission prenne à bras le corps les questions de mobilité des personnes et des citoyens à travers ce futur Paquet sur la mobilité juste, qu’elle espère ambitieux. La Reif tient à rappeler en préambule que si les objectifs affichés de ce paquet sont plus que légitimes et qu’elle et ses membres prendront leur part dans le déploiement des différentes initiatives qu’il contient, l’obtention d’un accord sur la révision des règlements de coordination des systèmes de sécurité sociale avec ses 6 chapitres, idéalement sous la présidence chypriote, reste plus que jamais la priorité. Un cadre de coordination révisé offrirait le socle stable nécessaire au développement d’initiatives nouvelles sur la mobilité. La position de la Reif sur le renforcement du mandat de l’Autorité européenne du travail (AET) a déjà fait l’objet d’une contribution extensive et complète fin décembre 2025. La future initiative ESSPASS fera elle aussi l’objet d’une contribution complète de la Reif dans le cadre de la consultation technique ouverte à ce propos ainsi que du questionnaire. Nous y rappellerons, entre-autres choses, la nécessité de disposer d’une vision stratégique sur l’ambition générale de la Commission, mais aussi le besoin d’avoir un cadre de gouvernance permettant de réaliser la numérisation des documents portables et de la Carte européenne d’assurance maladie (CEAM), ainsi que des financements européens adéquats pour la mise en œuvre de la nouvelle législation par les administrations et organismes de sécurité sociale à travers l’Europe. La Reif se positionnera en faveur de l’option 4, la seule à même d’assurer à la fois une numérisation des documents portables en s’appuyant sur le cadre numérique européen existant tout en permettant une solution complémentaire inclusive assurée par des documents physiques pour couvrir toute la population mobile européenne. Concernant la fusion des procédures de détermination de la législation applicable (DLA) et des notifications préalables au détachement, la Reif tient à rappeler que les deux procédures, totalement distinctes à ce stade, relèvent de deux législations différentes, avec des procédures et des objectifs distincts. Surtout, si le principe d’unicité s’applique à la procédure de détermination de la législation applicable en vertu des règlements de coordination des systèmes de sécurité sociale, ce principe ne s’applique pas au droit du travail et à la notification préalable régis par la directive sur le détachement des travailleurs. Une remise à plat des systèmes serait très complexe et couteuse. Concernant la future Communication sur la modernisation et la simplification de la réglementation et des pratiques en matière de mobilité de la main-d’œuvre et de la coordination de la sécurité sociale, la Reif rappelle les points suivants : la simplification à marche forcée opérée depuis quelques mois par la Commission ne peut se faire au détriment de la bonne protection des travailleurs mobiles, de la collecte de données de qualité nécessaires à la définition et au pilotage des politiques publiques, à l’accès au juste droit, au contrôle et à la lutte contre la fraude et l’erreur ; l'encadrement du télétravail transfrontalier doit passer par l'intégration des principes de l’accord-cadre en matière de télétravail au sein d’une directive plus générale ; la réglementation de la sous-traitance transfrontalière doit aboutir à la limitation des chaines de sous-traitance qui doit s’appliquer aux situations transfrontalières ; la mise en place de prestation temporaire de services frontaliers facilitée pour des travailleurs hautement qualifiés dans des secteurs à faible risques parait problématique alors que les fraudes, prises en charge d'accidents et continuité des droits n'est pas toujours bien assurée. Pour plus de détails, veuillez vous référer à la position complète attenante....
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Contribution Reif à la consultation sur la simplification de la réglementation pour les régions ultrapériphériques de l’UE
12.01.2026

Contribution Reif à la consultation sur la simplification de la réglementation pour les régions ultrapériphériques de l’UE

La Représentation européenne des institutions françaises de sécurité sociale (Reif) et ses membres, dont la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), se félicitent très largement de la volonté de la Commission de prendre en compte la nécessité d'adaptation de la législation européenne aux régions dites ultrapériphériques. Par cette contribution, la Reif souhaite apporter des exemples concrets qui permettraient de remplir les objectifs que se fixe la Commission pour permettre un bon développement socio-économique de ces régions. Les Conventions d'Objectifs et de Gestion avec l'Etat (COG) des membres de la Reif, fixant les priorités et moyens, tous les cinq ans, de nos organismes, mentionnent très largement la question de loutre-mer comme une priorité nécessitant une attention toute particulière aux vues de leurs spécificités tant sociales, qu'économiques et géographiques. L'objectif commun des organismes de sécurité sociale est de pouvoir offrir « à la population de chaque département d'outre-mer un service public de qualité comparable à celui quelles déploient en France métropolitain ». Lutte contre le non-recours, lutte contre la pauvreté, accès aux droits ou encore lutte contre les violences conjugales sont autant d'objectifs qui s'inscrivent parfaitement dans ceux poursuivis par l'Union européenne pour ces territoires. Cependant, dans le cadre des négociations sur le prochain cadre financier pluriannuel (2028-2034) de l'Union européenne, des inquiétudes ont émergé sur les risques de baisse des crédits, de difficultés d'accès, voire de disparition des programmes et/ou des enveloppes dédiés aux régions ultrapériphériques. Dans ce cadre, plusieurs acteurs locaux, dont les Caf et ses partenaires, ont pu faire remonter de grandes difficultés à accéder aux fonds européens : liste des bénéficiaires éligibles limitative (inéligibilité des organismes privés investis dune mission de service public, exclusion des consortiums) ; seuils minimums trop élevés et excluants pour certains porteurs (associations, centres sociaux) ; les dépenses inéligibles (par exemple les frais de prestation) peuvent empêcher la mise en place de certains projets ; calendrier des appels à projets trop resserré et parfois difficile à respecter sur certaines priorités (contrairement à celles ouvertes au fil de l'eau) ; manque d'information des opportunités de financement européen ; manque de main-d'œuvre spécialisée dans le montage et le suivi sur le long-terme d'un projet européen. Pour répondre aux enjeux urgents de ces territoires, il est essentiel de maintenir l'accès privilégié aux fonds de cohésion avec des taux de cofinancement plus élevés, et de réduire les barrières qui entravent les partenaires des caisses de sécurité sociale locales (Caf, Carsat, CPAM, etc.) à accéder aux fonds européens. Plusieurs solutions existent : baisse des seuils minimums pour les fonds structurels ; permettre le versement d'avance, pas uniquement d'acomptes, pour les fonds structurels et le programme LEADER ; ouverture des critères d'éligibilité à davantage de porteurs de projets ; ouverture des portages en consortium ; - accompagnement des porteurs de projets par les autorités de gestion ; une meilleure diffusion des informations relatives aux opportunités de financement ; davantage d'appels à projets au fil de l'eau ; ouverture à davantage de catégories de dépenses éligibles (ex : achat de bâtiment ou de terrain) allègement des preuves de réalisation d'un projet européen (moins de justificatifs comptables et non comptables à envoyer) ; privilégier l'obligation de moyens à celle de résultat en matière de contrôle pouvant occasionner une réfaction des fonds européens. Veuillez retrouvez la position de la Reif en détails dans la position ci-jointe....
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